Purisme français XVII s. 


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Purisme français XVII s.

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Le XVII s. engendre de nouvelles idées y compris une nouvelle conception de la langue. Le plus grand théoricien de la langue du XVII s. Malherbe a déclaré la guerre à la théorie de la Pléiade. Tout en étant rationaliste, Malherbe se révoltait contre la langue peu soignée, contre les mots peu justifiés. Selon lui, la langue devait être correcte et claire. C'est pourquoi il fallait, selon lui, travailler plutôt au sens du mot, qu'enrichir le vocabulaire. Il n'admettait pas un langage riche, par contre il le voulait très précis et justifié, c'est-à-dire il optait pour un langage compréhensible au plus large public. Il était précisément contre tout ce que la Pléiade avait introduit. Or, il expulsait de la langue:

1) les mots nouveaux s'ils n'étaient pas absolument nécessaires;

2) les mots archaïques: ardre, défermer, chef-tête, simplesse, s'entreaimer, poursuivir;

3) les mots patois: fier (dans le sens de « joyeux »);

4) les mots populaires considérés comme grossiers : fouet, poitrine, cadavre;

5) les termes scientifiques.

Malherbe ne les trouvait pas dignes de la « haute poésie » (il était aussi poète). Par contre, l'activité normalisatrice de Malherbe cherchait à fixer l'usage des mots. Il se basait sur le langage de la société la plus cultivée de l'époque.

La théorie de Malherbe, très populaire à l'époque, avait des retentissements postérieurs. Ainsi elle a engendré même le courant connu sous le nom de « purisme ». Evidemment les puristes exagéraient les déclarations autrefois avancées par Malherbe.

Les salons aristocratiques discutaient les problèmes « linguistiques »: si tel ou tel mot était digne d'être « littéraire ». On expulsait de la langue les mots même les plus usités ne les trouvant point nobles. Surtout les salons des femmes poursuivaient ce genre de travail littéraire. Parmi ces salons celui de Marquise de Rambouillet était le plus connu. Les salons parisiens élaboraient leur style littéraire, ayant lui attribué le nom de « style précieux ». Alors les femmes travaillant ce style s'appelaient les « précieuses ». Les précieuses, trouvant les mots simples et populaires, les expulsaient de la langue en les remplaçant par des périphrases, meilleures à leur avis.

Ainsi le motongle a été remplacé par le « plaisir innocent de la chair »,dent — « ameublement de la bouche »,l’eau est devenue « élément liquide », se marier a été substitué par « se donner dans l'amour permis », etc. Il est absolument à noter que les théories et les courants artificiels et tout à fait étrangers à l'évolution de la langue devaient disparaître, par contre, les théories tenant compte des phénomènes linguistiques et tenant compte de l'évolution de la langue ont joué un grand rôle dans son perfectionnement.

La génération qui suit, donne naissance au grand philologue et successeur de MalherbeClaude Vaugelas. Cl. Vaugelas est l'auteur du livre très important pour la langue française. Il est intitulé: « Remarques sur la langue française », 1647. Il était plutôt observateur que théoricien. Tout en étant membre de l'Académie il se prononçait contre ses idées lexicologiques, celles de bannir les mots de la langue littéraire parce que ces mots sont de l'usage courant, simple, populaire. Vaugelas exigeait surtout la précision de la langue. Il était contre la profusion des synonymes, mais pour un travail minutieux sur chaque mot et son sens.

Vaugelas, en continuant des idées de Malherbe, se posait pour but la normalisation de la langue française littéraire. Selon lui, le principe .essentiel pour établir et fixer les normes de la langue littéraire c'était le « bon usage ».

Les idées de Vaugelas ont connu des continuateurs et des adversaires. Parmi les derniers se trouvait La Mothe Le Vayer qui l'a sévèrement critiqué dans ses célèbres « Lettres touchant les nouvelles remarques sur la langue française ». Mais de toute façon la langue française si minutieusement travaillée par C. Vaugelas et ses successeurs a évolué dans la langue de la littérature classique du XVII s., dans celle de Corneille, Racine, Molière.

D'autres idées de Malherbe ont été reprises par l'Académie Française.

 



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