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Nature des changements phonétiquesСодержание книги
Поиск на нашем сайте §3.1. Evolution phonétique Le système phonétique de l'ancien français est le résultat de nombreuses transformations qui se sont produites dans la période précédente. Comme caractéristique générale de la période initiale de l'ancien français notons: la structure phonique se simplifie par la réduction des sons complexes et des groupes de phonèmes. §3.1.1. Instabilité phonétique
Une langue vivante est en constante évolution phonétique. Cette évolution peut être plus rapide dans les périodes des grands brassages sociaux (influencé de substrats ou superstrats, changements de classe dominante entraînant un changement de la norme de prononciation) et quand la langue se transmet oralement et n’est pas enseignée. A l’inverse, le passage à l’écrit d’une langue (jusque-là uniquement orale aux X — XII s.s. pour le français , aujourd’hui pour les langues créoles ou pour certaines langues africaines) peut avoir un effet de frein, mais l’évolution continue tout de même. L'orthographe est souvent un leurre qui marque certaines évolutions. Ainsi, les mêmes lettres (les linguistes disent graphèmes) cachent trois prononciations du groupe oi dans roi : aux tout débuts du français [oj]comme dans l’anglais boy, puis, bien plus tard : [we] comme dans rouet et [wa] aujourd’hui, et deux prononciations du graphème r, car le r a autrefois été roulé dans toute la France. Quand le français a commencé à faire l’objet d’un enregistrement élémentaire de masse, l'orthographe a même, parfois, provoqué les changements de la prononciation, dus à l’apprentissage purement écrit de certains mots, tant par les instituteurs que par les élèves de langue maternelle dialectale. §3.1.2. Évolution cachée par l’orthographe
Quelques changements survenus entre le latin et le français sont moins spectaculaires, car l’écriture les masque. Vita se prononçait [wita] ; [jactare], qui a donné [jacter], ce qui ne nous étonne guère, se prononçait comme un mot que nous écririons yactaré ; cilium, l’ancêtre de cil, se prononçait comme [kilioum] et gentilem — notre gentil — comme une espèce de [guenilem] ; les changements qui ont affecté la prononciation du v, du j, du c et du g devant e et i ont commencé en bas latin, avant les invasions germaniques. Bien plus tard, du temps des mérovingiens, ce qui restait encore de ou [y] (écrits u) a changé de prononciation : murum qui se prononçait comme [mouroum] a donné mur. Enfin, c’est entre le XI et XIV ss. que les voyelles suivies d’un n ou d’un m, qui se prononçaient en deux sons, an=a+n, on=o+n, etc. sont devenues ce que les linguistes appellent les voyelles nasales.
§3.1.3. Changements spectaculaires D’autres changements ont complètement changé l’aspect du lexique et ont même eu de sérieuses conséquences dans la morphologie et la syntaxe. Certains — comme l’évolution des consonnes intervocaliques, dont la disparition du t est l’exemple extrême, ou comme le passage de certains c au son que nous notons ch — différencient fortement le français des autres langues romanes (par ex. lat. caballum, fr. cheval, esp. caballo). D’autres ont pour origine la structure accentuelle du latin. Le latin était une langue à accent variable, soit sur avant-dernière syllabe (par ex. cantare), soit sur l’antépénultième (par ex. episcopum, angelum, tabula). C’était un accent fort, que la prononciation germanique a encore accentué. Il en a résulté deux phénomènes : 1) d’une part, la plupart des voyelles accentuées, mais uniquement quand la syllabe dans laquelle elles se trouvaient n’était pas entravée par une consonne, se sont développées, allongées, au point de finir par se diphtonguer ; puis ces diphtongues ont encore évolué, redonnant même souvent d’autres voyelles simples. C’est ce qui explique les grandes alternances de vocalisme entre le latin et le français : comp. florem et fleur, gula et gueule, marem et mer, pědem et pied, pĭlum et poile, tēla et toile. Ces diphtongaisons des accentués en syllabes libres ont eu lieu du III au VI siècles. 2) d’autre part, le mot latin est considérablement réduit, sous l’effet d’une prononciation forte d’une syllabe et d’un accent sur l’attaque initiale. C’est ainsi que, en général, toutes les voyelles intérieures, sauf l’accentuée, sont tombées à des dates diverses ; que les finales autres que a sont tombées au VII s., tandis que a est devenu un e sourd et se prononçait encore au Moyen Âge. En général, un mot latin ne s’est conservé en français que l’accentué et la générale, plus un petit e purement orthographique de nos jours qui rappelle les mots terminés en a. C’est ainsi que certains mots latins sont devenus méconnaissables, par ex. dis(ju)nam(u)s devenu (nous) disons ou dig(i)t(um) devenu doigt.
§3.2.1 Changements phonologiques On appelle changements phonologiques des changements qui affectent un phonème (son pertinent de la langue) quelle que soit sa position dans la chaîne parlée. La disparition de l’opposition [ẽ] [ỡẽ] (brin/brun) et la tendence à la disparition de l’opposition voyelle ouverte / voyelle fermée (lait / lé) constatées en français moderne sont les changements phonologiques. Les principaux changements d’ordre phonologique intervenus au cours de l’histoire de la langue française sont : 1) dès le latin vulgaire, le passage d’une opposition entre les voyelles longues et les voyelles brèves à une opposition de timbre, ouvert ou fermé. Le phonème persiste, mais sa nature change : le latin distingue pōpulus, avec un o long (qui a donné peuplier) ; de pŏpulus avec un o bref (provient peuple) ; 2) du IV au VII ss., en Gaule seulement, le phonéme [u] change de timbre et devient [y] ([murum]→[ myr]) ; 3) vers la fin du XVII s., la cour, qui fixe la norme, adopte la prononciation [R] pour [r], jusque-là roulé.
§3.2.2. Changements phonétiques Les changements phonétiques affectent un phonème dans une certaine position dans la chaîne parlée : soit, par ex. un mot latin amandula qui comporte à la fois trois phonèmes a. Ce mot est devenu en français amande ; le premier a, l’initiale, n’a pas subi de changement ; le second, dans la voyelle accentuée et en contact avec une consonne nasale, est devenu [ã], le troisième a à la finale d’un mot, position faible, s’est affaibli en [ә]. Les assimilations que nous avons décrites sont des changements phonétiques.
§3.2.3. Changements phonétiques et accidents phonétiques Alors que les changements phonétiques peuvent toucher tous les phonèmes dans une certaine position (les [t] intervocaliques ou les [a] devant une consonne nasale), ceux que nous allons évoquer maintenant sont des « accidents » phonétiques qui ne touchent que certains mots. Citons : · la métathèse : intervention de deux phonèmes, comme en français moderne : aréoport, infractus. Historiquement, on peut donner un exemple de breuvage pour bevrage (< biberaticum) ; · la dissimilation : différenciation de deux élements idéntiques, comme parfois aujourd’hui sercher pour chercher, collidor pour corridor, sirurgien pour chirurgien. Historiquement, on peut mentionner rossignol pour lossignol, pèlerin pour pererin (du lat. peregrinum), flairer (du lat. fragare), frileux (du lat. frigorosum). · l’écrassement : disparition d’un phonème non accentué : m’sieur, m’dame, t’t à l’heure, à l’origine de nos enclises du pour de le, au(x) pour à le(s). · l’hypercorrection : attitude qui consiste à corriger une forme supposée incorrecte. Dans un idiolecte qui ouvre naturellement tous les o en syllabe fermée, la prononciation [pol] comme [paule] (pour Paul) et [sol] comme [saule] (pour sole) est un phénomène de l’hypercorrection. Historiquement, on peut citer serpe, asperge : Paris prononçait [piarre] pour Pierre, [maubart] pour Maubert, en corrigeant ses prononciations, on a aussi corrigé asparge < aspargus et sarpe < sarpa.
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