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La question technique de la représentation et de l’assentimentСодержание книги
Поиск на нашем сайте 9) Averroès, Discours décisif, § 51, p. 151 : « les opérations sur lesquelles repose l’enseignement sont de deux sortes : [la production] de la représentation et [la production de] l’assentiment, comme l’ont expliqué les logiciens ; et [...] les méthodes de production de l’assentiment qui se présentent aux hommes sont au nombre de trois – démonstrative, dialectique et rhétorique –, et les méthodes de production de la représentation, au nombre de deux – représentation de la chose elle-même, ou de son symbole » 9 bis) Averroès, Discours décisif, § 16: « il existe une hiérarchie des natures humaines pour ce qui est de l’assentiment : certains hommes assentent par l’effet de la démonstration ; d’autres assentent par l’effet des arguments dialectiques [...] ; d’autres enfin assentent par l’effet des arguments rhétoriques... » 10) Averroès, Commentaire moyen à la Rhétorique, p. 39 : « La masse n’est pas capable de comprendre l’inférence de la conclusion qui suit de plusieurs prémisses ; de même elle ne différencie pas la conclusion et ce de quoi la conclusion est tirée. Elle ne distingue pas dans un syllogisme les prémisses de la conclusion mais elle avance une prémisse à laquelle elle joint la conclusion, comme lorsqu’elle dit qu’ ‘untel rôde la nuit, c’est donc un voleur’ ; mais elle ne dit pas : « toute personne qui rôde la nuit est un voleur », qui est la prémisse majeure. » 11) quoi qu’il en soit, si tout cela est vrai (que la philosophie c’est…, et que la Révélation le commande), on peut être sûr qu’il n’y a pas de contradiction entre les deux : Averroès, Discours décisif, § 18 :« Puisque donc cette Révélation est la vérité, et qu’elle appelle à pratiquer l’examen rationnel qui assure la connaissance de la vérité, alors nous, Musulmans, savons de science certaine que l’examen <des étants> par la démonstration n’entraînera nulle contradiction avec les enseignements apportés par le Texte révélé : car la vérité ne peut être contraire à la vérité, mais s’accorde avec elle et témoigne en sa faveur. » 12) Dit autrement, il y a dans la Révélation tous les destinataires, et toutes les sortes de discours: Averroès, Discours décisif,§ 51, p. 153 : « étant donné que la finalité de la Révélation n’est autre que d’enseigner tous les hommes, il fallait nécessairement que le Texte révélé comprît tous les types de méthodes de production de l’assentiment et de la représentation » ; cf. § 17, p. 117-118 : « Ainsi, comme notre divin Texte révélé appelle les hommes [en leur présentant] ces trois méthodes, il doit [nécessairement] produire l’assentiment de la totalité des hommes, etc. ». 13) Coran XVI, 125(trad. Masson, p. 339) : « Appelle les hommes dans le chemin de ton Seigneur, par la sagesse et par la belle exhortation ; et dispute avec eux de la meilleure manière. » 14) Toutefois, les écarts entre révélation et philosophie sont indéniables. Cela tient au fait que le Coran, qui certes s’adressent à tous, se soucie du plus grand nombre, qui n’est pas philosophe : sa « langue » est donc métaphorique : reprenons § 51, p. 153 : « étant donné que la finalité de la Révélation n’est autre que d’enseigner tous les hommes, il fallait nécessairement que le Texte révélé comprît tous les types de méthodes de production de l’assentiment et de la représentation ; <mais>étant donné que la finalité première de la Révélation est de se soucier du plus grand nombre – sans pour autant omettre de délivrer des signaux à l’attention de l’élite –, les arguments explicitement mis en œuvre par le Texte révélé relèvent dans leur majorité des méthodes de production de la représentation et de l’assentiment communes au plus grand nombre. » 14bis) il y a donc de l’apparent, et du caché: ibid., § 23, p. 121: « La raison pour laquelle la Révélation comporte des énoncés de sens obvie et d’autres de sens lointain est que les hommes se distinguent par leurs dispositions innées ». (15) Ibid., § 38, p. 141 : « Les choses qui, en raison de leur abscondité, ne peuvent être connues que par la démonstration, Dieu a fait à Ses serviteurs qui n’ont pas accès à la démonstration, à cause de leurs dispositions innées, ou de leurs habitudes, ou à défaut des conditions [qui leur eussent permis] cet apprentissage, la grâce de leur en présenter des symboles et des allégories, et de les convier à accorder leur assentiment à ces symboles, car à ceux-ci il est possible d’assentir au moyen des arguments qui sont communs à tous, c’est-à-dire les dialectiques et les rhétoriques. C’est pour cette raison que le [sens du] Texte révélé se dédouble en sens obvie et sens lointain : l’obvie, ce sont ces symboles employés pour représenter ces idées, et le lointain, ce sont ces idées [elles-mêmes], qui ne se découvrent qu’aux gens de démonstration. » 15 bis) cf. Al-Fârâbî, De l’obtention du bonheur, § 55 : « Toute instruction (ta‛līm) se compose de deux choses : d’abord faire comprendre (tafhīm) ce qui est étudié, et faire en sorte que son sens (ma‛nā-hu) soit établi dans l’âme ; ensuite susciter l’assentiment (taṣdīq) à ce dont le sens est ainsi compris et établi dans l’âme. Il y a deux manières pour faire comprendre (tafhīm) une chose : ou bien en faisant en sorte que l’intellect saisisse son essence (ḏāt); ou bien en faisant en sorte que l’on s’en fasse une image au moyen de la copie fidèle (miṯāl) qui l’imite (yuḥākiyu-hu). Il y a également deux manières de provoquer l’assentiment : la démonstration certaine (al-burhān al-yaqīnī) et la persuasion (iqnā‛). Or lorsqu’on acquiert la connaissance des êtres ou que l’on reçoit une instruction à leur sujet, si l’on saisit leurs sens eux-mêmes avec son intellect, et si l’on donne son assentiment à ces sens au moyen d’une démonstration certaine, alors la science qui contient ces connaissances est la philosophie (falsafa). Mais si seule l’imagination de copies fidèles qui les imitent fait connaître ces êtres, et si c’est la persuasion qui cause l’assentiment à ce qu’on en imagine, alors les Anciens nomment ‘religion’ (milla) ce qui contient ces connaissances. Et si ces intelligibles eux-mêmes sont adoptés et que l’on emploie des voies persuasives pour cela, alors la religion qui les contient est appelée philosophie ‘populaire’ (ḏā’i‛a = répandue, propagée), ‘généralement acceptée’ (mašhūra) et ‘extérieure’ (barāniyya). Par conséquent, selon les Anciens, la religion est une imitation de la philosophie. L’une et l’autre comprennent les mêmes sujets et l’une et l’autre donnent une explication des principes ultimes des êtres. Car l’une et l’autre donnent la connaissance du premier principe et de la cause des êtres, et l’une et l’autre donnent une explication de la fin ultime à laquelle l’homme est destiné – à savoir, le bonheur (al-sa‛āda) suprême – et de la fin ultime de chacun des autres êtres. Là où la philosophie donne une explication fondée sur la saisie intellectuelle (ma‘qūlan) ou la conception (mutaṣawwiran), la religion donne une explication fondée sur l’imagination. Pour tout ce qui est démontré par la philosophie, la religion utilise la persuasion. » 16) que faire, pour les philosophes ? Interpréter:ibid., § 20, p. 120-121: « ce que l’on veut dire par ‘interprétation’, c’est le transfert de la signification du mot de son sens propre vers son sens tropique, sans infraction à l’usage topologique de la langue arabe d’après lequel on peut désigner une chose par son analogue, sa cause, son effet, sa conjointe, ou par d’autres choses mentionnées comme faisant partie des classes de tropes ». 17) Les philosophes connaissent donc la vérité « absolue » : Coran III, 7 :« C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre. On y trouve des versets univoques, qui sont la Mère du Livre, et d’autres équivoques. Ceux dont les cœurs inclinent vers l’erreur s’attachent à ce qui est équivoque, car ils recherchent la discorde, et sont avides d’interprétations ; mais nul n’en connaît l’interprétation, sinon Dieu < ?> etles hommes d’une science profonde < ?> disent : ‘Nous croyons en Lui, tout vient de notre Seigneur !’ ». 18) Masson traduit, par exemple : « mais nul autre que Dieu ne connaît l’interprétation du Livre. Ceux qui sont enracinés dans la Science disent : « Nous y croyons ! Tout vient de notre Seigneur ! » 19) Chez Averroès, deux lectures : (a)lecture 1 : « mais nul n’en connaît l’interprétation, sinon Dieu et les hommes d’une science profonde. Ils disent : ‘Nous croyons en Lui, tout vient de notre Seigneur !’ ».
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