La muerte del niño herido 


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La muerte del niño herido

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(9. Mai 1945)

von Horst Hesche

Es war ein sonderbares Wolkenglühen

am ersten Morgen nach dem Krieg.

Totenstille über den Ruinen.

Der ganze Osten feuerrot.

 

Mauerreste ragten schwarz zum Himmel,

Berge voller Häuserschutt,

zerstörte Panzer und Geschütze,

Straßensperren noch vermint.

 

Auf jedem Schritt war es gefährlich.

Dort lauerte selbst jetzt der Tod.

Mit lautem Knall zerbarst die Mine.

Ganz schwer verletzt lag ein Soldat.

 

Im Fiber sah er seine Heimat.

Er reitet heim nach Astrachan,

durch rot betupfte weite Steppen

nach Haus, nach Haus zur Mutter.

 

Sie lief vor Freude weinend ihm entgegen

Mein Sohn! Serjosha! Sei gegrüßt!

Es war ein Traum. Sein letzter Traum!

Ganz grau und dunkel war der Himmel.

 

ФРАНЦУЗСКИЙ язык

Pilote de guerre

Antoine de Saint Exupéry

 

N’empêche que cette guerre, en dehors du sens spirituel qui nous la faisait nécessaire, nous est apparue, dans l’exécution, comme une drôle de guerre. Le mot ne m’a jamais fait honte. À peine avions-nous déclaré la guerre, nous commencions d’attendre, faute d’être en mesure d’attaquer, que l’on voulût bien nous anéantir!

C’est fait.

Nous avons disposé de gerbes de blé pour vaincre des tanks. Les gerbes de blé n’ont rien valu. Et aujourd’hui l’anéantissement est consommé. Il n’est plus ni armée, ni réserves, ni liaisons, ni matériel.

Cependant je poursuis mon vol avec un sérieux imperturbable. Je plonge vers l’armée allemande à huit cents kilomètresheure et à trois mille cinq cent trente tours-minute. Pourquoi? Tiens! Pour l’épouvanter! Pour qu’elle évacue le territoire! Puisque les renseignements souhaités de nous sont inutiles, cette mission ne peut avoir un autre but.

Drôle de guerre.

J’exagère d’ailleurs. J’ai perdu beaucoup d’altitude. Les commandes et les manettes se sont dégelées. J’ai repris, en palier, ma vitesse normale. Je fonce vers l’armée allemande à cinq cent trente kilomètres-heure seulement et à deux mille deux cents tours-minute. C’est dommage. Je lui ferai bien moins peur.

On nous reprochera d’appeler cette guerre une drôle de guerre!

Ceux qui appellent cette guerre une «drôle de guerre» c’est nous! Autant la trouver drôle. Nous avons le droit de la plaisanter comme il nous plaît parce que, tous les sacrifices, nous les prenons à notre compte. J’ai le droit de plaisanter ma mort, si la plaisanterie me réjouit. Dutertre aussi. J’ai le droit de savourer les paradoxes. Car pourquoi ces villages flambent-ils encore? Pourquoi cette population est-elle jetée en vrac sur le trottoir? Pourquoi fonçons-nous, avec une conviction inébranlable, vers un abattoir automatique?

J’ai tous les droits car, en cette seconde, je connais bien ce que je fais. J’accepte la mort. Ce n’est pas le risque que j’accepte. Ce n’est pas le combat que j’accepte. C’est la mort. J’ai appris une grande vérité. La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est, à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort.

 

Le Déserteur

Boris Vian

Monsieur le Président,

Je vous fais une lettre,

Que vous lirez peut-être

Si vous avez le temps,

Je viens de recevoir

Mes papiers militaires

Pour partir à la guerre

Avant mercredi soir.

Monsieur le Président,

Je ne veux pas la faire

Je ne suis pas sur terre

Pour tuer des pauvres gens.

C'est pas pour vous fâcher

Il faut que je vous dise

Ma décision est prise

Je m'en vais déserter.

 

Depuis que je suis né

J'ai vu mourir mon père

J'ai vu partir mes frères

Et pleurer mes enfants,

Ma mère a tant souffert

Elle est dedans sa tombe

Et se moque des bombes

Et se moque des vers.

Quand j'étais prisonnier

On m'a volé ma femme

On m'a volé mon âme

Et tout mon cher passé

Demain de bon matin

Je fermerai ma porte

Au nez des années mortes

J'irai sur les chemins.

 

Je mendierai ma vie

Sur les routes de France

De Bretagne en Provence

Et je dirai aux gens:

Refusez d'obéir

Refusez de la faire

N'allez pas à la guerre

Refusez de partir.

S'il faut donner son sang

Allez donner le vôtre

Vous êtes bon apôtre

Monsieur le Président

Si vous me poursuivez

Prévenez vos gendarmes

Que je n'aurai pas d'armes

Et qu'ils pourront tirer.

 

ИСПАНСКИЙ ЯЗЫК

Campo de sangre

Max Aub

Se apaga la luz a medio sueño. Suben las sirenas como brazadas en espiral, clarines de mala fama, hoz horrísona, anunciadoras celestes de refugios infernales, mugientes precursoras de neblíes, azores, cuervos y otras rapaces; altos anuncios de la muerte, soplando en barrena por la noche apagada. Ladran los antiaéreos del Carmelo, retiembla el vidrio.

Templado está acostado con Mariquilla.

Pienso en pensar. Considera la palma de mi mano derecha tu cintura y el alcor de tu cadera, cayendo por la lentísima quebrada de tu ingle mollar. Soy mano y manco, a lo sumo flexor profundo de mis dedos. Soy músculo, y tú tibia y desnuda playa mía; soy pectoral mayor, bíceps, deltoides; el abductor de mi pulgar.

El 155 de Monjuitch, las ametralladoras.

Quiero tu piel, tus labios, los pájaros huyentes de tus músculos contráctiles, el pez volador de tu gemelo interno, tu sangre envuelta, la finísima arena que cubre tus glúteos mayores. Quiero tu calor, pero no tu sangre; olvidar la sangre en la suavísima membrana de tu cutis; sentir el arado polisurco de tu vello.

Corren en abanico los reflectores por la noche dándole aire y profundidad.

Dar por no nacidas la vena poplitea, la arteria peronea, la red venosa del antebrazo, la femoral, la safena. ¿Sientes tus pechos como los siento yo? Llenos, duros, tiernezuelos, pesados como plumón, hechos a mis dedos como hocicos de perros fieles a humanos bozales; moleña y moyuelo, escudillas divinas, reales tazones de leche caliente, encendido hollejo, fruta con su flor todavía en yema, primavera al revés.

Ese silbido de muerte, bombas en ristra.

... Te puedo dar pelos y señales de cómo operamos ayer a aquella muchacha de tu edad: ablación de la pierna derecha a la altura de la cabeza del fémur. Total, por una guija de nada, un trozo de metralla que apenas se veía. Se murió. Ya no tiene importancia. Te quiero. Lo que no quiero es tu sangre.

Vuelven, zumban, tiran, ¡cómo tremen los cristales!

 

Antonio Machado

Otra vez en la noche... Es el martillo

de la fiebre en las sienes bien vendadas

del niño. – Madre, ¡el pájaro amarillo!

¡Las mariposas negras y moradas!

 

– Duerme, hijo mío. – Y la manita oprime

la madre, junto al lecho. –¡Oh, flor de fuego!

¿Quién ha de helarte, flor de sangre, dime?

Hay en la pobre alcoba olor de espliego;

fuera, la oronda luna que blanquea

cúpula y torre a la ciudad sombría.

Invisible avión moscardonea.

 

–¿Duermes, oh dulce flor de sangre mía?

El cristal del balcón repiquetea.

–¡Oh, fría, fría, fría, fría, fría!



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